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Mané-Guen
veut dire montagne blanche, en breton, ou mieux montagne sacrée.
Car la couleur blanche qui était celle des druides et de
leur vêtement, en relation avec la lumière, était
tenue pour la couleur sainte entre toutes, au point que le mot en
vint à désigner les hommes, les lieux et les choses
consacrés; d'où, en breton, l'abondance des noms des
saints qui commencent par la syllabe Gwen. Aujourd'hui,
cette acceptation s'est perdue, et avec elle le sens véritable
des nombreux Menez Gwenn (ou en breton vannetais Mané-Guen).
Pourtant le site de Guénin porte en lui toute sa magie ancienne.
Le plus haut des sommets (d'une hauteur de 165 mêtres) à
l'est, porte une chapelle dédiée à Saint-Michel,
construite en 1783 (photo ci-dessus).
De
là, il est possible de suivre la crête par un sentier
qui descend (photo ci-contre), puis remonte vers la cime ouest.
La pierre au sacrifice montre sur le plat supérieur une cavité,
épousant la forme générale et les dimensions
d'un corps humain, la tête bien marquée. Une rigole
s'en détache et conduit au sol l'eau de pluie et peut être
jadis le sang des corps offert aux sacrifices. Le lieu était
d'ailleurs resté, dans la tradition locale, un endroit de
respect et de crainte. En 1300, la colline a été illuminée
pendant plusieurs jours et plusieurs nuits, d'une blancheur surnaturelle.
L'ensemble religieux du Mané-Guen apparaît comme le
plus typique et le plus complet de Bretagne : sa situation par rapport
aux étoiles, son sommet réservé au dieu solaire
et rebaptisé du nom de l'archange, son sentier initiatique...
C'est un endroit envoûtant!
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