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Le
grand-druide s'avance près de la pierre au sacrifice, puis levant
les bras, il prononce une incantation : "Dispak
da lagad, heol beniget", c'est à
dire "Montre ton oeil, soleil béni".
Puis tournant le regard vers les apprentis, il dit "Ne
welez ket pegen sklêr eo lagad an heol?"
Ce qui signifie : "Ne vois tu pas
comme l'oeil du soleil est clair?" Puis
s'adressant à nouveau au soleil, le grand-druide incante : "
Dindan an heol, lagad ar goulou"; "Sous
le soleil, oeil de la lumière".
Chaque serment et chaque prière est tournée à la
face du soleil. Car le soleil est source de toute vie. Le voyage vers
l'astre du jour aboutit à l'illumination recherchée par
les sages de l'Antiquité celtique. Le signe de l'oeil solaire est
à la fois présence regardante et présence regardée.
Passé, présent et futur se confondent en un même "temps
imaginaire", et où se mêle le "temps réel".
On pourrait y voir là, une corrélation d'idée avec
la célèbre formule du scientifique moderne Max Planck (1858-1947)
: "le mur de Planck". Au-delà,
"Dieu est un avec la vie. Il n'y a pas de dieu sinon la vie".
Tel est l'enseignement des druides échevelés!
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